Estimation du Risque des Avalanches
Je présente ici une version ultra-simplifié pour les personnes ayant pas ou peu de notions concernant ce sujet, au combien important...pour le ski et autres activités hivernales. cet article aurait pu s’appeler Estimation du Risque des Avalanches pour les nuls
Le BERA
Avant tout départ vers les champs de poudreuse prendre le BERA (Bulletin d'Estimation du Risque des Avalanches), comme ci dessous.
En entourés les informations les plus importantes
1.Echelle des risques des avalanches
La version plus détaillée du BERA ci-dessous avec la conduite à tenir en fonction du risque :
Source : institution des avalanches Suisse SLF2. Historique des chutes de neiges
3. orientation des pentes et choix
Source : institution des avalanches Suisse SLF
Conduite et stratégie sur le terrain
Observations :
les corniches
Les pentes à plus de 30 degré.
C'est le degré de pente critique où toute avalanche est possible
Ce type de pente peut être déterminée par un inclinomètre, sur smartphone (application cartes GPS et inclinomètre comme alpinequest ou globexplorer) sur une boussole ou autres outils de mesure.
La méthode la plus facile est d'observer si l'on doit être contraint d'effectuer des conversions en montant celle-ci. Si c'est le cas on est au moins à 30 degrés !
Stratégie de descente
Stratégie de montée
Zone de replie ou d'attente de groupe
Contre les idées reçus :
La liste de vérification en 10 points avant de partir en SKI
Suivez ces instructions avant chaque sortie hors-piste, dans l'ordre indiqué. Ne sautez aucune étape.
1. Consultez les prévisions d'avalanches — Obtenez les prévisions régionales officielles, et non un simple bulletin météo. Renseignez-vous sur le niveau de danger, l'exposition et la zone d'altitude à risque. Un versant exposé au nord à 2 500 m peut être classé 4, tandis que le versant exposé au sud en contrebas est classé 2.
2. Surveillez les signes d'avalanche récente : des débris frais, des traces d'avalanche sur les pentes avoisinantes ou un bruit sourd et profond sous vos pieds sont des indicateurs d'alerte. Si une pente a déjà été touchée par une avalanche, une nouvelle avalanche peut se produire, souvent avec une avalanche plus importante.
3. Évaluer les chutes de neige récentes — Plus de 30 cm de neige fraîche continue sont considérés comme très dangereux. Une charge importante supérieure à 2 cm/heure peut déstabiliser le manteau neigeux quelques heures après la fin des chutes de neige. La pluie sur la neige est un signal de danger immédiat.
4. Vérifiez la présence de plaques à vent : le vent forme des plaques denses et instables sur les versants abrités. Tapotez la neige : si elle sonne creux ou se détache par morceaux, vous êtes sur une plaque. La zone typique se situe juste en dessous d’une crête, du côté calme du vent.
5. Surveillez l'évolution des températures : un réchauffement soudain proche de 0 °C augmente rapidement le risque d'avalanches humides, même avant un dégel complet. Soyez particulièrement prudent lors des après-midi ensoleillés de printemps : des conditions sûres à 9 h peuvent devenir mortelles à 14 h.
6. Choisissez votre terrain avec soin : la plupart des avalanches se déclenchent sur des pentes comprises entre 30° et 45°. En dessous de 30°, le terrain est généralement sûr ; au-dessus de 50°, il y a plutôt tendance à former des coulées de boue qu’à former des plaques. La pente entre 35° et 40° est idéale pour les grandes avalanches de plaques, et aussi pour le hors-piste. Maîtrisez l’angle de vos pentes.
7. Repérer les pièges du terrain — Un piège du terrain amplifie les conséquences d'un ensevelissement. Falaises, ravins, arbres, lits de ruisseaux et zones d'écoulement sous les corniches sont autant de pièges. Un petit glissement de terrain, survivable sur une pente dégagée, peut s'avérer fatal si la personne est entraînée dans un ravin.
8. Emportez votre kit de sécurité et sachez l'utiliser : émetteur-récepteur, sonde et pelle sont indispensables. Mettez votre émetteur-récepteur en mode émission avant de quitter le téléphérique, et non une fois arrivé en haut. Un sac à dos airbag augmente les chances de survie, mais ne remplace pas les gestes de base.
9. Déplacez-vous prudemment sur les pentes : une seule personne à la fois sur les pentes suspectes, tandis que les autres surveillent depuis une zone sécurisée. Descendez directement plutôt que de traverser : la traversée coupe le manteau neigeux et constitue le moyen le plus courant de déclencher une plaque à neige.
10. Faites confiance à votre intuition — et à vos partenaires — si vous avez un mauvais pressentiment, c'est probablement le cas. La dynamique de groupe peut être dangereuse : le stress lié à l'ascension et la pression des pairs sont des facteurs importants. La montagne sera toujours là demain.


